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Nationalisation, décentralisation, libéralisation

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Mises en sommeil au lendemain de la nationalisation, les autorités concédantes recouvrent leurs prérogatives du fait de la décentralisation et de la libéralisation.


En 1946, le rôle déterminant exercé par le Syndicat depuis 1903 est quelque peu occulté, comme celui des autres collectivités concédantes, par les nationalisations, et la constitution d’EDF et de Gaz de France, entreprises publiques, auréolées du prestige du monopole national et véritables « bras armé » de l’État. De 1946 au début des années quatre-vingts, le rôle du Syndicat consiste essentiellement à exercer, pour le compte des communes, un travail de contrôle technique et comptable de l'entreprise monopolistique d'État concessionnaire.

Mais, sous l’effet conjugué de la décentralisation, et, contre toute attente, de la libéralisation imposée par la réglementation européenne, les années quatre-vingts marquent une résurgence du service public local de l’énergie au détriment d’une gestion de type étatique.

Ainsi, sous l’impulsion de son nouveau Président élu en 1983, Jean-Jacques Guillet, le Syndicat exprime sa volonté de recouvrer ses prérogatives d’autorité concédante.

En 1994, il étend son activité à l’électricité pour les communes qui renouvellent leur contrat de concession avec EDF, et le «Syndicat des communes de la banlieue de Paris pour le gaz» devient le «Syndicat Intercommunal pour le Gaz et l’Électricité en Île-de-France : Sigeif».

Le Sigeif regroupe actuellement 186 collectivités ce qui représente une population de 5,4 millions d’habitants.

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